Impact du tourisme durable sur les communautés rurales du Haut Atlas
Étude de l'Université Cadi Ayyad de Marrakech sur les retombées socio-économiques de l'écotourisme dans les villages berbères du Haut Atlas.
Une étude pilotée par le laboratoire Géographie et Aménagement du Territoire de l'Université Cadi Ayyad de Marrakech analyse en profondeur les retombées socio-économiques de l'écotourisme dans les villages berbères du Haut Atlas. Les résultats sont particulièrement riches d'enseignements.
L'étude porte sur 32 villages des vallées d'Imlil, Aït Bougmez et Zat. Elle compare les indicateurs de développement humain entre villages à fort tourisme et villages à faible tourisme. Les écarts sont significatifs : revenu moyen par ménage 2,8 fois plus élevé, taux de scolarisation des filles supérieur de 22 points.
Les retombées ne sont toutefois pas uniformes. Les familles qui possèdent un gîte d'étape ou qui comptent un membre travaillant comme guide ou muletier captent l'essentiel des revenus touristiques. Les chercheurs plaident pour une meilleure distribution via des coopératives villageoises.
L'étude formule dix recommandations à destination des pouvoirs publics, notamment la création d'un label "Village Écotouristique" associant les habitants à la gouvernance, et la mise en place d'un fonds villageois alimenté par une taxe de séjour modérée. Le ministère du Tourisme a déjà annoncé une expérimentation dès 2026.